Forêts bocages et lacs de l'Avesnois
L’Avesnois offre un paysage de haies, de prairies et de petits villages où alternent forêts profondes, lacs et étangs. Les chemins balisés traversent des clairières, longent des rivières et se prêtent aussi bien à la balade tranquille qu’à la randonnée plus sportive. Autour du Quesnoy, un circuit structuré permet de parcourir remparts, plans d’eau et campagne vallonnée dans une ambiance paisible.
La forêt de Mormal, située près de Maroilles, constitue le principal massif forestier de ce territoire. Sur plusieurs milliers d’hectares, des itinéraires jalonnés et de nombreuses aires d’accueil encadrent la découverte. Les grandes allées rectilignes héritées de la tradition cynégétique côtoient des sentiers plus discrets qui s’enfoncent dans le sous-bois. Ce secteur forme avec le parc naturel régional un ensemble continu où se combinent promenades, observation de la faune et pêche dans les étangs.
Le parc et le lac artificiel du Val Joly complètent ce dispositif de nature avec une base de loisirs organisée autour de la retenue d’eau. Les rives aménagées accueillent activités nautiques douces, itinéraires de marche et espaces de détente. Les reliefs légèrement marqués et les boisements environnants créent un cadre propice à un séjour de plein air, en toutes saisons.
Monts de Flandre et villages de caractère
Plus au nord, les monts de Flandre dessinent une succession de collines douces sur lesquelles se détachent moulins, chapelles et villages typiques. Les paysages alternent cultures, bocages résiduels et petits bosquets. Les silhouettes des moulins, souvent restaurés, rappellent le rôle ancien de ces hauteurs dans l’économie rurale. Les chemins balisés permettent de passer d’un versant à l’autre et d’embrasser des horizons très dégagés.
Cassel occupe l’un de ces reliefs et offre depuis le mont un panorama particulièrement étendu sur la plaine flamande. Les ruelles en escalier serpentent entre façades de briques, places intimistes et traces de fortifications. La tradition de promenade se double d’un fort attachement aux fêtes locales, notamment lors du carnaval, qui anime les rues et perpétue les figures de géants. Plus bas dans la plaine, Bergues présente un autre visage de bourg flamand ceint d’enceintes et de remparts, avec un centre ancien ponctué de façades à pignons et de canaux.
Sur le littoral, Grand-Fort-Philippe et Petit-Fort-Philippe constituent deux stations balnéaires aux dimensions plus modestes, reconstruites dans l’esprit flamand après les destructions du XXe siècle. Les quais et les petites maisons alignées donnent à ces ports de pêche et de plaisance une atmosphère simple, tournée vers la mer et les marées.
Littoral plages et sports de glisse
Le front de mer du Nord s’étire autour de longues plages de sable fin bordées de dunes. Zuydcoote et Bray-Dunes, à proximité de la frontière, se distinguent par leurs étendues ouvertes où se pratiquent char à voile, cerf-volant et autres activités liées au vent. Les grandes marées modèlent en permanence l’estran et offrent un terrain de jeu changeant aux adeptes de sports de glisse. Les dunes fixées par la végétation forment un second paysage, plus fragile, où les sentiers balisés limitent l’érosion.
Dunkerque, port historique et grande ville maritime, associe bassins, digues, plages et zones portuaires. Des visites guidées à pied ou en vedette, au départ du bassin de Commerce, permettent de suivre l’activité du port, d’observer les navires et de comprendre l’organisation des quais, des docks et des chantiers. Les façades urbaines tournées vers la mer cohabitent avec les infrastructures industrielles et les plages de Malo-les-Bains, qui prolongent la ville dans une ambiance balnéaire plus familiale.
Carnavals fêtes locales et animations
La vie culturelle et festive occupe une place centrale dans le département. Le carnaval de Dunkerque reste l’un des plus emblématiques. Il rassemble chaque hiver des bandes colorées, des orchestres et les géants traditionnels, dont Reuze-Papa, dans un cortège où costumes, musiques et rituels se transmettent d’une génération à l’autre. Les rues, les places et les digues deviennent le théâtre d’une sociabilité intense, structurée autour de chansons et de haltes dans les estaminets.
D’autres villes perpétuent une tradition de carnaval avec leurs propres géants et légendes. Bailleul met à l’honneur la figure de Gargantua, Cassel anime ses places au printemps, Aire-sur-la-Lys organise des festivités autour de Pâques et Douai propose en été un carnaval des géants. Chacun de ces événements reflète l’identité locale et fait se rencontrer habitants des environs et visiteurs de passage dans une atmosphère conviviale.
L’offre de loisirs ne se limite pas aux seules fêtes. Maubeuge propose un parc zoologique intégré à un cadre de remparts et de verdure ainsi qu’un programme de spectacles et de concerts réunis sous l’intitulé Les Inattendus. Saint-Amand-les-Eaux associe sa tradition thermale à un vaste massif forestier où se déploient chemins de promenade et itinéraires de VTT. Le parc naturel régional, avec ses sentiers balisés et sa réserve ornithologique, favorise l’observation des oiseaux sur les zones humides et les plans d’eau.
La forêt domaniale de Marchiennes constitue un autre point fort pour les activités de plein air. Un sentier pédestre d’environ 4 kilomètres, des pistes cavalières, un tronçon de grand itinéraire de randonnée et un important circuit VTT structurent la circulation dans le massif. Plusieurs aires de pique-nique jalonnent le parcours et permettent des pauses au cœur du couvert forestier. L’écomusée de Fourmies-Trelon, organisé en plusieurs sites, établit un lien entre ces paysages, l’histoire industrielle et la vie quotidienne des habitants.
Notre coup de cœur : le musée portuaire de Dunkerque
Le musée portuaire de Dunkerque occupe un ancien entrepôt des tabacs du XIXe siècle, reconverti en espace d’exposition. Sa scénographie retrace l’histoire du port et de ses métiers à travers maquettes, objets, témoignages et documents d’archives. Le parcours insiste sur l’évolution des quais, l’essor du commerce maritime, les chantiers de réparation navale et le rôle stratégique de la ville dans les conflits.
Une large place est accordée à la figure de Jean Bart et aux corsaires, dont l’épopée est replacée dans son contexte économique et politique. Une galerie navale présente une collection de modèles réduits et d’éléments de décoration qui illustrent les différentes formes de navires fréquentant la région. Le musée se prolonge en extérieur par des bateaux visitables amarrés dans le bassin et par des vues directes sur les installations portuaires contemporaines, ce qui crée un dialogue constant entre mémoire maritime et activités actuelles.